Après avoir joué au Paléo en 2002, le groupe s’arrête un an plus tard pour divergences d’horizons. Effectivement, si Anuar est très investi au niveau du hip-hop genevois, Jonas a déjà la tête au loin. C’est en 2001 qu’il découvre pour la première fois l’Afrique, invité à rapper dans un festival de contes à Dakar. En 2003 il part au Mali et enregistre avec Sidi Touré, chanteur et guitariste, le morceau Patience qui sera l’amorce de Bagages. Par la suite, son africanite aïgue ne cessera de se manifester sous forme de crise qui le ramèneront successivement au Burkina, au Mali et au Sénégal où il continuera d’y travailler la musique. Entre temps, il prépare d’autres morceaux en Suisse qui complèteront le projet, principalement avec Ianeq. C’est seulement en 2005 qu’il finit son album et repart à Dakar afin de le sortir en cassette et de diffuser le clip sur les télévisions locales (RTS, 2STV, Africable). Bagages, son carnet de route musical, ne se dévoilera au Nord qu’en juin 2006, le temps de trouver un distributeur. En parallèle, Jonas a intégré le groupe genevois L’ironie du son, un groupe composé d’un harmoniciste, d’un batteur et d’un guitariste qui ne sont autres que Guillaume, Cyril et Nicolas. Ainsi, quand il s’agit de monter un groupe live susceptible de rejouer le répertoire, les trois sont emballés et forme le noyau dur avec Ianeq. Dès septembre 2006, la formation voit enfin le jour sur les scènes romandes et reçoit un accueil très chaleureux. C’est en 2007 que le groupe prend le nom du Taxi-Brousse Orchestra, année où la médiatisation (radio, télé, presse) devient intense. Jonas travaille toujours avec l’ironie du son et compte développer de nouveaux projets avec son équipe. À suivre…
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